Flotte d'autobus

Comment fonctionne la numérotation des véhicules à l’ATA ?

À l’ATA, chaque véhicule possède son propre numéro d’unité.

Ce numéro, c’est son nom. Chaque numéro est unique et sert à bien identifier le véhicule, autant pour les conducteurs que pour la répartition, l’entretien, le service à la clientèle et les passagers.

Au début, lors de la création de la CTS en 1956, chaque transporteur apposait son propre numéro sur ses véhicules. Cette façon de faire convenait à une petite flotte, mais elle est devenue de plus en plus difficile à gérer à mesure que le réseau prenait de l’ampleur.

En 1982, une situation particulière vient démontrer les limites de ce système. L’autobus 79 de la CRTS est victime d’un bris mécanique, tandis qu’au même moment, le conducteur de l’autobus 60-19 tente de joindre la répartition pour signaler une crevaison. Deux véhicules, deux incidents, deux numéros visuellement très différents, mais qui se prononcent exactement de la même façon. Pour la répartition, c’est un même numéro entendu à la radio : la confusion est immédiate.

À la suite de cet événement, la CRTS décide d’uniformiser la numérotation de l’ensemble de ses véhicules. L’objectif est simple : éviter les ambiguïtés dans les communications, faciliter le travail de tous et donner une structure commune à toute la flotte. Dès 1983, tous les nouveaux véhicules reçoivent donc un numéro selon leur catégorie.

  • Série 1000 à 1199: Autobus urbains d'ancienne génération;
  • Série 1200 à 1999: Autobus urbains de nouvelle génération à plancher bas;
  • Série 2000 à 3999: Autobus scolaires;
  • Série 4000 à 4999: Minibus;
  • Série 5000 à 5999: Autocars;
  • Série 6000 à 6999: Véhicules de transport adapté;
  • Série 7000 à 7999: Véhicules intermédiaires;
  • Série 8000 à 8999: Autobus scolaires affectés aux voyages nolisés;
  • Série 9000 à 9999: Véhicules de service et autres véhicules

La série 1000 à 1199 regroupe les autobus urbains d'ancienne génération à plancher haut. C’est dans cette famille que l’on retrouve plusieurs véhicules marquants de l’histoire d’ATA. Les unités 1063 à 1067, par exemple, servent aux premiers essais de climatisation.

À partir du véhicule 1074, la climatisation devient progressivement la norme sur les autobus urbains, à quelques exceptions près, notamment les unités 1135 à 1142, qui sont des véhicules acquis de seconde main. Cette série marque aussi l’arrivée de plusieurs améliorations importantes.

À partir de l'unité 1063, les autobus sont équipés d’afficheurs électroniques, puis à partir de 1145, ATA commence à recevoir des véhicules dotés de nouveaux moteurs plus performants et moins polluants.

Les premiers essais d’accessibilité ont lieu en 1980 avec les unités 700 à 703, une première au Canada. Malheureusement, la technologie de l’époque, le climat très rigoureux de la région et l’espace réduit lors de l’ouverture des portes rendent les essais peu satisfaisants. Les bris sont fréquents, l’équipement n’est pas à la hauteur des attentes et, après une période de six mois, les essais sont interrompus. Les plateformes sont alors retirées des véhicules.

Il faut attendre 1994 pour que les unités 1121 à 1124 marquent une nouvelle étape importante pour l’accessibilité chez ATA. Ces autobus sont équipés d’une plateforme élévatrice de nouvelle génération, permettant l’accès aux personnes à mobilité réduite. Cette fois, les essais sont très concluants. Si bien qu’à la fin de la période d’essai, ATA achète 10 plateformes supplémentaires et procède à leur installation sur les unités 1145 à 1154.

À compter de l’unité 1155, tous les nouveaux autobus urbains commandés par ATA doivent désormais répondre aux critères d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. L’accès au transport en commun devient alors beaucoup moins contraignant pour cette clientèle, puisque tous les nouveaux autobus urbains sont désormais munis d’une plateforme élévatrice.

La série 1200 à 1999 représente ensuite un grand virage pour le réseau. Elle regroupe les autobus urbains modernes à plancher bas. Ces véhicules sont conçus pour être plus faciles d’accès, notamment pour les personnes en fauteuil roulant, les personnes âgées, les parents avec une poussette ou toute personne ayant plus de difficulté à monter à bord. C’est d’ailleurs dans cette série que les feux bleus d’ATA font leur apparition. Ils sont d’abord testés pendant un an sur les unités 1233 à 1238, avant d’être installés sur les unités 1121 à 1124, 1145 à 1195 et 1201 à 1232 et de devenir un équipement de base lors des commandes de véhicules accessibles de l'ata. Tous les autobus de cette série sont accessibles et munis de la climatisation.

Le 1200, (299) est un autobus démonstrateur qui ouvre symboliquement cette nouvelle génération. Avec les années, cette série devient le cœur du parc urbain moderne d’ATA. On y retrouve les autobus diesel à plancher bas, les premiers hybrides, les articulés, les midibus, les véhicules au gaz naturel et les premiers autobus entièrement électriques.

Quelques repères importants

  • Unité 1200 : Autobus en essai pendant 4 mois, (299);
  • Unité 1201 : Premiers autobus à plancher surbaissé
  • Unité 1371 : Démonstrateur articulé Nova Bus;
  • Unités 1375 : Premiers autobus hybrides;
  • Unités 1416 : Premiers autobus articulés;
  • Unités 1545 : Premiers midibus;
  • Unités 1594 : Premiers autobus articulés hybrides;
  • Unités 1711 : Premiers autobus 100 % électriques;
  • Unités 1763 : Premiers autobus au gaz naturel.

En résumé, le numéro d’un véhicule ATA n’est pas choisi au hasard. Il sert d’abord à identifier clairement le véhicule, mais il raconte aussi une partie de son histoire. Derrière chaque série se trouve une époque du réseau : les autobus traditionnels, l’arrivée de la climatisation, des afficheurs électroniques, du plancher bas, de l’accessibilité universelle, des hybrides, du gaz naturel et maintenant de l’électrique.